Électricité
Gaz
Énergies renouvelables
Électricité
Gaz
Énergies renouvelables
La 3ème Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3), le nouveau cap énergétique vers 2035
Longtemps attendue, la nouvelle feuille de route énergétique de la France a
été publié le vendredi 13 février 2025
La Programmation pluriannuelle de l’énergie, qu’est-ce que c’est ?
Ce document, défini par le gouvernement, établit la stratégie et les priorités énergétiques de la France pour les dix prochaines années, ici 2035 dans le cadre de la 3ème publication. Elle est actualisée tous les cinq ans, afin de mettre à jour et de mieux
cadrer la seconde période.
Ayant pour but l’atteinte de la neutralité carbone d’ici 2050, cette feuille de route définit les objectifs de consommation et l’évolution des capacités de production des énergies, tout en prenant en compte les défis de sécurité d’approvisionnement,
l’optimisation du système électrique, la compétitivité des prix ou encore la préservation du pouvoir d’achat des consommateurs.
Les objectifs de consommation de la PPE3
La trajectoire principale de la PPE3 repose sur l’amélioration de l’efficacité énergétique mais également sur la baisse de la consommation d’énergie.
Ainsi, l’objectif est de baisser la consommation d’énergie finale à 1100 TWh en 2035, celle de 2024 étant de 1550 TWh (corrigée des variations climatiques). Entre 2012 et 2023, cette consommation a diminué en moyenne d’environ 22 TWh par an.
Cependant, rien que pour atteindre l’étape intermédiaire de 2030 (1 243 TWh), la nouvelle feuille de route montre qu’il faudrait doubler cette baisse.
Les objectifs de production ambitieux de la PPE3
L’un des premiers objectifs de cette nouvelle stratégie est de produire davantage d’électricité décarbonée en passant de 650 à 693 TWh d’ici 2035, contre 517 TWh en 2025.
Pour cela, la France prévoit une relance du nucléaire avec la construction de 6 EPR2 (2 sur le site de Penly, 2 sur le site de Bugey, 2 sur celui de Gravelines), la poursuite du fonctionnement des réacteurs après 50 ans, puis 60 « voire au‑delà ») pour atteindre une
production de 380 TWh en 2035 (contre 373 TWh en 2025) avec une cible haute fixée à 420 TWh.
La capacité des installations photovoltaïques et éoliennes terrestres ayant fortement augmenté ces dernières années, le gouvernement a choisi de privilégier le renouvellement du parc déjà existant qu’un nouveau développement massif de nouvelles installations. La cible de capacité d’énergie solaire se trouve entre 55 et 80 GW en 2035 (contre 30 GW en 2025 selon les estimations).
Si cette décision s’applique à l’éolien terrestre, ce n’est pas le cas de l’éolien en mer dont l’objectif de capacité pour 2035 est de 15 GW (contre 1,5 GW en 2024) avec un lancement d’appel d’offres.
La filière de biométhane poursuit son expansion avec une cible comprise entre 47 et 82 TWh injectés en 2035 (contre 13,5 TWh en 2025), notamment grâce au nouveau dispositif des certificats de production de biogaz et des soutiens publics pour
certaines catégories d’installations.
La France souhaite également investir dans l’hydrogène, en visant 8 GW de capacité installée en 2035 (contre 35 MW en 2024). Pour y parvenir, le gouvernement prévoit d’investir dans les équipements de la filière et de stimuler la demande dans le secteur des transports.